Il reste à vérifier que le système est cohérent hors du cas cosmologique. On se
restreint aux solutions à symétrie so(3), et l’on demande
que les identités de Bianchi — la contrainte de divergence nulle
qui garantit la conservation de l’énergie-impulsion — soient satisfaites.
En régime stationnaire, les racines des rapports de déterminants se comportent comme
des constantes, ce que les auteurs interprètent comme un « effet de masse apparente ».
Le système se réécrit alors, en notation mixte :
Rμν −
12 R gμν
= χ
Tμν +
b2 T̂μν
R̄μν −
12 R̄ ḡμν
= −χ̄
T̄μν +
b̄2 T̂̄μν
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En introduisant ces formes dans l’approximation newtonienne, on retrouve dans les
deux secteurs l’équation de Tolman–Oppenheimer–Volkoff, qui décrit
l’équilibre entre la pression interne et la gravité — et, à la limite, la relation
d’Euler classique. Les métriques intérieures de Schwarzschild se raccordent aux
métriques extérieures, avec les signes attendus :
| Source du champ | Sur une masse positive | Sur une masse négative |
| Distribution de masses positives |
attraction |
répulsion |
| Distribution de masses négatives |
répulsion |
attraction |
Les quatre cas sont obtenus par le même schéma de calcul, appliqué aux deux
équations du système. Ils reproduisent exactement les trois lois d’interaction.
Le point faible, reconnu par les auteurs
Les identités de Bianchi ne sont satisfaites que de façon
asymptotique, à la limite où le paramètre de l’approximation
newtonienne tend vers zéro. Au-delà de cette approximation — autour des étoiles
à neutrons et des objets hypermassifs — la forme exacte du tenseur d’interaction
n’est pas donnée.
L’argument avancé est que cette forme est imposée par la condition de divergence
nulle, et qu’on n’est donc pas tenu de l’expliciter : « il est concevable
qu’un jour quelqu’un en fournisse la forme exacte ». Les critiques du modèle
considèrent au contraire que c’est là que se situe le problème de fond.
Les objets compacts
Le modèle affirme que les objets sortant de l’approximation newtonienne — étoiles à
neutrons, objets hypermassifs au centre des galaxies — n’existent que du côté des
masses positives. Du côté négatif, le temps de refroidissement des conglomérats
dépassant l’âge de l’univers, la nucléosynthèse n’a pas lieu : pas d’éléments
plus lourds que l’hélium, donc pas d’étoiles, donc pas d’objets compacts.
Quant aux trous noirs eux-mêmes, un travail antérieur de 2014 propose d’éliminer
la singularité centrale de la solution de Schwarzschild par un changement de variable,
ce qui transforme l’objet en un pont vers « l’envers de l’hypersurface espace-temps ».
C’est la partie la plus contestée du programme.
Voir la sphère de gorge en 3D →